Être attentif à ses interlocuteurs

« J’ai des choses à dire, mais je ne sais pas comment passer mon message ! » Voilà un problème qui m’est souvent posé. C’est la grande affaire de toute personne qui a un message à faire passer, c’est-à-dire tout le monde : à la maison, au travail, avec nos amis, nous avons parfois la nette impression que nos paroles glissent sur nos interlocuteurs comme la pluie sur le dos d’un canard ! Certains clients avouent : « je transporte avec un moi un petit dictionnaire, car je m’exprime mal. » Vérifier que nous utilisons le bon mot est toujours bien, mais s’avère souvent insuffisant. Que faire pour que le message passe vraiment ?

Bien sûr nous avons un message à faire passer et nous avons tout intérêt à vérifier que nous savons le formuler de la bonne façon. Nous mettons alors nos efforts sur la clarté et la simplicité. Nous passons du temps sur la structure, l’argumentation, les exemples pour être certains que la démonstration est impeccable. Pour nos communications professionnelles, nous sommes souvent tentés de mettre tout cela par écrit, car nous lirons notre feuille et nous aurons l’impression de toucher à la perfection. Et ce sera sans doute le cas, notre discours sera parfait. Cependant, tous ces efforts ne sont pas une garantie que notre message sera vraiment passé.

Or si notre message ne passe pas, c’est que notre auditoire n’est pas en mesure de le prendre. Il n’est peut-être pas dans les dispositions que nous avons supposées. Il attend peut-être une certaine attitude que nous n’avons pas. Voilà nous y sommes, il s’agit de la règle numéro 1 : ne pas prendre son auditoire pour acquis ! Essayer de comprendre qui sont les personnes qui vont nous écouter. Quelle est leur position par rapport à nous : collaborateurs, collègues, supérieurs hiérarchiques, clients ? Pour chacune de ces catégories d’interlocuteurs, nous ajusterons notre discours. Que connaissent-elles de notre sujet ? Allons-nous parler à des néophytes ou à des experts ? Quelles sont leurs attentes : informations, consultation, participation à une prise de décision, aide, conseil ?

Lorsque ma fille avait 4 ans, elle m’avait demandé « qu’est-ce que c’est les élections ? » Ma réponse très simple « nous allons choisir un chef » lui avait alors donné pleine satisfaction. Aujourd’hui, il lui arrive de me poser encore cette question, mais à 12 ans, ses besoins d’information sont évidemment bien plus élevés. Avant de lui répondre, j’essaie de comprendre ses attentes.

Je vais même jusqu’à dire qu’il faut essayer d’anticiper l’état émotionnel de notre auditoire. Nous fait-il confiance, est-il inquiet, méfiant, fâché ? Nous allons peut-être devoir adapter notre discours une fois sur le terrain : les rencontres sont parfois pleines de surprises, de bonnes et de mauvaises !

Pour nous assurer que nos messages arrivent à bon port,  nous devons manifester un intérêt évident pour notre auditoire, et choisir la façon la plus adéquate. Nous serons considéré comme bon communicateur, lorsque nous ferons un peu plus qu’être beau et fin. « Ce qui m’étonne le plus, remarquait une cliente, c’est d’apprendre qu’il faut accorder toute notre attention à notre auditoire ! » Et votre auditoire vous en sera très reconnaissant !

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